Creer un blog Gratuit

COTRE DE 14 CARONADES

16/11/2007 -

COTRE DE 14 CARONADES

 















-Cotre de 14 caronades-

(1er empire)

Réalisé au 1/50ème d'après les plans du Musée de la Marine

Historique:Le cotre nom Français du "Cutter" anglais, est vraisemblablement ledescendant direct du "heu" médiéval ("le "hoy" d'outre manche) et estétroitement apparenté au "sloop". Tous ces petits navires, munis d'unseul mât et d'un beaupré, fixe ou amovible. Gréaient trinquette, focset grand' voile aurique, parfois surmonté d'un flèche. d'autres plusambitieux, y ajoutaient un hunier, un perroquet. Ce modèle s'offre leluxe de bonnettes de hune; Mais elles étaient là que pour la "frime" etne devaient guère servir à la mer.

Lecotre est d'inspiration anglaise et nos voisins en firent grand usagecomme: bâtiment pilote, cabotage, corsaire et surtout contrebandier,les fameux "smugglers. Si bien que la Royale Navy en employa un trèsgrand nombre pour la répression de la contrebande, la surveillance descôtes et comme mouche d'escadre.

Certains cotres entreprirent des voyages de longues durées: Le Pandour accompagna aux Indes l'escadre du bailli de Suffren. Mais en général ils ne s'éloignaient guère des côtes.

Commandés par de jeunes officiers, ces navires furent d'excellentes écoles de navigation.

Notre marine continua d'employer des cotres longtemps après la disparition des grands navires à voiles.

A l'heure actuelle la Marine forme encore son personnel sur un cotre à tape cul " Le Mutin".

La ville de St Malo à depuis quelques années reconstruit à l'identique son cotre "le Renard" du fameux corsaire Surcouf.

Cette maquette est le premier modèle que j'ai réalisé d'après des plans, àl'époque je n'avais guère de matériel et pas d'atelier. Le construction se fit donc dans le salle à manger transformé pendant plusieurs jours en arsenal. Je remercie madame pour sa compréhension, car au début on travaille sur un bord de table, puis petit à petit on étale les plans, la maquette prend forme, la poussière n'en parlons pas, il faut tout de même bien poncer! Sans compter les services que l'on demande, couture de voiles. Heureusement je partais en mer de temps en temps et toute la petite famille pouvait réintégré la carré.




Vue d'ensemble par bâbord arrière.

 

 


Vue général de l'avant du bâtiment.



Sur cette vue:

- La drisse de sous-barbe passant dans la galoche d'étrave.

- Le collier à rouleau servant de support au mât de beaupré.

 

On aperçoit:

- La moque de ridage du grand étai.

- Les bittes d'amarrage.

- Le passage des manoeuvres bâbord dans les petits trous du pavois.

 


 

Sur cette vue on découvre:

- Un des bossoirs d'ancres.

- Une des ancres à jas réalisé en laiton.

- La cheminée de la cuisine.

- Les hamacs roulés dans le bastingage, pour se protéger au combat des tirs de mitrailles.

- Les plaques en cuivre de protection de la coque contre le taret.

Le taret:Mollusque marin au corps vermiforme, le plus grand ennemi des bâteauxen bois, il est une menace pour les navires de la même façon que lestermites. Long de 15 à 20 centimètres 10mm de diamètre, il vit dans lebois immergé et le détruit en forant à travers, plusieurs tarets viventsur le même morceau de bois, mais ils ne traversent jamais les tunnelsdes uns et des autres. Christophe Colomb perdu deux de ses navirespar ces mollusques.

Voilà pouquoi on isola les bateaux del'eau avec des plaques de cuivre, des plaques de plomb ou des clousdont la tête mesurait trois fois et demie le diamètre (maximum 8cm) que l'on enfonçaient touche à touche sur toute la surface immergéede la coque.

Les plaques de cuivre sont réalisées dans une plaque de cuivre à repousser de 1/10ème d'épaisseur, coupée avec un massicot (coupeuse pour photo). Les clous sont représentés en faisant rouler sur la plaque une cisaille à roulette (magasin de couture).

 



Sur cette photo on aperçoit:

- Le ratelier avant bien garni.

- La clavette de beaupré, le verrouillant sur l'emplanture.

 



Sur cette photo on découvre:

- Le beaupré.

- L'emplanture de beaupré.

- La cheminée de cuisine.

- Le caillebotis (aération de la cuisine).

- Les 2 parcs à boulets.

 

Sur cette photo:

- l'échelle.

- Les tire-veilles ( cordes à noeuds servant de rampe).

- Un dalot (sert à l'évacuation des paquets de mer passant par dessus bord).

 

Sur cette vue:

- La mâchoire de bôme de grand'voile.

- Panneau de cale (grande écoutille).

- Les puits aux chaînes.

- La pompe de cale.

 

Sur cette vue:

- Le cabestan.

- La claire-voie.

- La descente.

- Le compas, (réalisé en laiton et bois).

 

Sur cette photo, gros plan sur:

- Les Caps de mouton des haubans fixés sur les cadènes.

- La poulie double de palan de drisse de hunier.

- L'emplanture de béquille, située au centre du porte-hauban.


On aperçoit:

- La barre à roue.

- La barre franche du gouvernail.

- Les coffres.

- Les 2 supports de torche le long du pavois.(cylindres de bois sertis d'une bande de laiton).

 


 

Sur cette vue:

- La barre à roue avec ses renvois pour démultiplier l'effort.

- La barre franche amarrée aux renvois.

- Les diminutions des lattes du pont vers l'arrière.

 


Les caronades de 12 livres avec la vis de hausse (Réalisées sur une perceuse à colonne et avec des limes comme outil).

Les caronades:canons courts et trapus, pour le combat rapproché. Elles pèses 1/3 demoins qu'un canon traditionnel. Autres avantages sur les gros calibres 3 hommes suffisent au lieu de 10.

Le calibre d'un canon se distingue par le poids de son boulet.

L'origine du mot caronade vient du nomdes forges où elles furent inventées et fabriquées, Caron une petite ville d'Ecosse en 1770. La Royal Navy les appelait parfois le"briseur", le "démolisseur" et les Français le canon du diable. La France ne s'équipa que tardivement de ses canons et celà lui coûta très cher en marins.

Chargement et tir:

Le chargement et le tir d'une pièce d'artillerie navale étaient une opération plutôt compliquée.

Pour commencer, il fallait introduire la cartouche de poudre dans l'âme du canon avec une cuillère dont la partie avant était en cuivre pour éviter les étincelles.

La charge était préparée à l'avance dans un sac appelé gargousse.

Puis le boulet était introduit avec une bourre composée de bois, d'étoupe et de filasse et l'on poussait le tout dans l'âme du canon avec une hampe ou un refouloir.

Le chef de pièce mettait la cartouche à nu, en introduisant un dégorgeoir par la lumière d'allumage et il répandait sur la charge une fine couche de poudre; Le canon était alors près pour le tir.

A l'aide d'un boutefeu autour duquel s'enroulait la mèche enflammée, le chef de pièce mettait le feu à la poudre fine, ce qui faisait exploser la charge et projetait leboulet.

Après le tir:

Nettoyage du tube du canon

- Enlever dans le tube les résidus incandescents avec le racloir.

- A l'aide d'une brosse, premier nettoyage.

- Pour la finition avec l'écouvillon (cylindre de bois recouvert d'une peau).

Ils y avait plusieurs types de boulets:

- Le boulet sphérique le plus usité contre les coques.

- Le boulet ramé (2 boulets reliés par une chaîne ou une barre) contre le gréement.

- La mitraille charges constituées par des balles de mousqueton reliées par des cordages sur un support en bois, qui se détachaient après la mise àfeu et faisaient des ravages sur les marins par leur effet de dispersion.


 


Visible:

- Le gui de grand'voile, et sa vergue de bonnette de sous gui.

- L'embarcation suspendue aux bossoirs.

- La bande de ris, servant à réduire la voile.

 


Sur cette vue:

- L'extrémité du gui de grand'voile.

- La vergue de bonnette de sous gui.

- Le support de gui fixé sur le tableau.


 

Sur la liaison entre le grand mât et mât de hune:

Du bas vers le haut:

- Les jottereaux (fortes pièces de bois de chaque coté du grand mât servant de support aux élongis.

- Les élongis (Pièces de bois sur lesquelles s'emboitent les barres de hune).

- Les barres de hune percées aux extrémités pour le passage des haubans et galhaubans.

- Le chouquet du mât ( ici pièce métallique assurant maintien du mât supérieur).

 





 

Post A Comment!

A propos du blogueur

Bonjour à tous, je réalise des modèles réduits de vieux gréements d'après plans. Voiliers de travail de plaisance et de guerre.Toutes les pièces sont réalisées par mes soins.Découvrez le charme rétro de ces vieilles voiles, leurs histoires.Bienvenue à bord de Marine Landemontaise et bon vent!

Menu

Album photos
Accueil
Voir mon profile
Archives
Email
Blog RSS

Catégories

MES LIVRES & MES PLANS
Mes réalisations de vieux gréements
Musées ou club
Photographies de voiliers
TRUCS ET ASTUCES

Amis

3
peinturesdavy
monazimba
leonardpeltierfree

Liens

ROYALESCALES
PHOTODECOUVERTE
MON CHALUTIER
LOISIRS ET PLAISIR
LA ROYALE
TA VOISINE
modélisme-naval-étaples
NANTES LA VILLE OU JE SUIS NE
MODELISME NAVAL
MAQUETTE ET MARINE ANCIENNE
MARINE ET MODELISME D'ARSENAL
MAQUETTE DE NAVIRES ARTISANALES
MODELISME NAVAL RADIOCOMMANDE
MODELISME NAVAL

Services


Sondage

RSS

Partenaires : Fonds d'écran gratuits | Hasni




0.02 | 9