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marine landemontaise

20/11/2007 -

FLOBART (construction)

 
















Le Flobart est bateau de pêche d’échouage, capable de flotter dans
moins de 30 centimètres d’eau.. Utilisé sur la cote d’Opale de Berck
à Calais jusqu’à la fin du XIX siècle.
Bordé à clins avec une proue très large pour affronter la vague, lors
du départ en mer. Poupe plate et très haute, permettant de le pousser
à dos d’hommes sur des rondins pour le déséchouer.
Pour sa construction, le système de gabarit amovible a été requis, le même
principe que sur les drakkars.

La maquette que je réalise au 1/8ème est issue des plans de la revue
“RC marine”. Le principe des gabarits amovibles est utilisé pour la
construction.








Montage sur couples amovibles.


Sur les couples amovibles 1,3,4,5, collé un scotch sur les bords pour que le bordé n’adhère pas









Le montage est assez simple, il suffit de suivre les tracages
du plan. Les clins sont dessinés sur le plan, ce qui facilite le travail.
Merci monsieur Dominique Berta


Première couche de peinture pour faire ressortir les défauts









Après plusieurs couche de peinture blanche intérieur et extérieur
Le capot moteur - Le plancher laissé en bois naturel











Vue du tableau arrière, désolé pour la mise au point



Gros plan sur le capot moteur

Il me reste à le mettre en peinture l'extérieur, et fabriquer l'accastillage, puis après installation du moteur, du cerveau et du variateur le voir fendre les flots.









La peinture est réalisée avec un peu d"accastillage.








La mire radarisable,
élément indispensable pour ces petits
bateaux naviguants
au milieu du rail de la manche
est réalisée en aluminium.






La bouée couronne, encore un anneau de moins aux rideaux













Les ancres et les dames de nage, fil de laiton de 2mm
étamé aux extrémités et soudés à l'étain
















Après quelques montages et collage, le voici sur sa remorque, il va pouvoir d'ici peu être lancé, encore un petit peu de travail sur la télécommande et "vogue le flobart"




















A bientôt pour la suite de la construction

 

 

Brume de mer, vent de terre.




 

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20/11/2007 -

THONIER DUNDEE "KERZ-ATAO

 

 
 
 
 
 
 
 
 








 

 

 

 

 

 

Réalisé au 1/33ème 1/3 d'après les plans du Musée de la pêche de Concarneau.

Dimensions: 36 pouces de quille - 61 1/2 de tête en tête -18 1/2 de largeur

Historique: C'estvers 1850 que les "grecs" pêcheurs de l'île de Groix commencent à gréerdes lignes de traîne à bord de leurs éternelles chaloupes; par lasuite tous les ports de Camaret à la Rochelle armeront de mai à juin àla recherche des premiers bancs de thon. Les flotilles étaientcomposées de grandes chaloupes grées au tiers, plus un foc et unbeaupré, remarquables par leur étrave droite et leur étambot quasivertical. Peu propice à la manoeuvre avec leur quille longue, ellesfurent remplacées par des dundees ou des cotres à tape cul plusmaniables et surtout plus rapides, ce qui leurs permettaient de tenirune vitesse de 5 à 7 noeuds ( condition sine qua non pour la pêche auxgermons) et d'autre part de descendre rapidement au sud au large ducap finisterre (Espagne).

Arméde deux perches ou tangons ayant chacunes sept lignes. Elles sontabaissées dès la sortie du port, les lignes sont mises à l'eau au petitjour, on ne pêche pas la nuit.

LeKerz-Atao: Inscrit au registre d'armement du quartier maritime deConcarneau le 5 juin 1928, Il prenait la mer pour sa première campagnele 10 juillet 1928. Après 20 ans de bons et loyaux services, totalisantprès de 200 campagnes. Kerz-Atao finit ses jours sur la plage duCabillou à l'embouchure de l'anse de Kergos.

 

Sur cette photo:

La quilleen différence (talon très plongeant par rapport au brion) favorise lesvirements de bord. On remarquera la très longue voute arrière, ceslongues voutes se justifiaient par le fait que les chantiersfacturaient le bateau en fonction de la longueur de quille, d'où l'idéedes patrons de faire allonger le pont sans grêver leur budget.Mais cela devint le talon d'Achille des ces bateaux, la fragilité de lavoute recevant des paquets de mer entrainèrent plus d'un bateau versle fond.



Beaucoup d'élégance ces thoniers

 

Bille de bois qui sera transformée en étrave


 

Cette image donne une idée de la largeur de ces bateaux

 


 

Visible sur cette photo:

- L'écubier.

- Les jambettes du bout dehors.

- Le blin qui ensert le beaupré.


 

 


Sur cette photo on aperçoit:

- La galoche où passe la chaîne.

- Les ferrures en haut de l'étrave.

- Les 2 bittons avec une clavette pour maintenir le bout-dehors


 

 

- Le pare-battage ou défense réalisé au crochet par le maître couturier (mon épouse).




Sur cette vue:

- Le guindeau réalisé en bois, les engrenages proviennent de vieux réveils.


 

 

Sur cette vue:

- La mâchoire de bôme


 

 


Sur ce cliché:

Les rateliers appelés (bois de thon) servaient à suspendre des centaines de thons parla queue. La conservation était tributaire de madame météo, par tempssec le thon gardait sa raideur, un dos bien noir. Par temps humide, iltournait et devenait mou. l'oeil vitreux annonçait une cargaison perdue.

Al'arrivée à quai il était guère possible de grugé la "senteuse" ,généralement une ancienne, sa décision était sans appel, un seul coupd'oeil suffisait pour évaluer la fraicheur des poissons.


 

 


Sur cette vue on aperçoit:

- La pompe de cale.

- Le panneau de cale légèrement entrouvert sous le râtelier à thon.

- Le capot de la descente du poste arrière.


 

Descente du poste arrière:

- Capot coulissant très bombé.

- Fermeture par tirettes de la descente.

 


Sur cette vue:

- Cosses de ris et itagues (cordages servant à affaler la portion de voile correspondante pour prendre les ris).

- Violon de ris de bôme de grand'voile.

 

 

Sur cette photo:

- Le gouvernail

- La longue voute

 


Sur ce cliché on aperçoit:

- La serre de tableau.

- Les petits coins situés à l'arrière bâbord.

- Le palan d'écoute de la grand'voile.

- Le sabot de la barre.

- La barre avec ses palans.

- La bôme fixe tenue au couronnement par une ferrure articulée.

 

Sur cette vue:

- Drisse de flèche en chaîne.

- Pomme de mât.

- Fanal.


 


sur cette photo:

-L'encornat de la corne avec la savate ( pièce de bois articulée entreles deux branches de l'encornat afin qu'il glisse mieux sur le mât).


 

 


Sur cette vue:

- La potence et le palan triple de hissage de la corne.

- La chaîne de hissage de flèche.

- l'encornat de la corne.





Quand la mouette vole bec en avant, mauvais temps
 
 

 
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19/11/2007 -

GAZELLE DES SABLES 1907

 









Gazelle des Sables 1907

La maquette est réalisée au 1/30ème d'après le plan de J.C Chazarain.

dimensions: 13,70 m de longueur - largeur 5,10 m - tirant d'eau 2,15 m - Hauteur du mât du pont à la pomme 14,40 m.

Gréement de cotre: Gréement aurique. foc, trinquette, grand' voile, et flèche.

Lesvoiles sont réalisées en sergé de coton. Les laizes sont réalisées entirant 2 fils de la trame à chaque laize et en les remplaçant par desfils plus épais. Très long à réaliser mais beaux résultats.

La coque est en samba. Le pont, la mâture, les poulies, chantier etc.. sont en poirier

Historique:

Lancées en grand nombre (25 en 1909), elles offrent des caractéristiquent qui vont en se stabilisant: Pavois ajourés, absence de tableau arrière,étrave verticale, gréement de cotre avec gui dépassant largement le couronnement, garde robe très colorée.

Il n'y avait pas deux bateaux identiques, il y avait toujours un client qui voulait un petit peu plus de ceci, un peu moins de celà.

Les Gazelles étaient polyvalentes, non seulement elles tendaient les rets en été, mais pêchaient au chalut à bâton l'hiver. A partir des années 1920 elles pratiquèrent la pêche au thon.

Pêche à la sardine:Elle se pratiquait pas de la gazelle, mais grâce à 2 canots, à l'aide de filets bleus mesurant 32 mètres de long dur 5 mètres de hauteur.Cette pêche se pratiquait près de la cote, les rets étaient lancés depuis les canots. Sur un des canots le patron appâtait avec de la rogue (oeufs de morue) en semant en pluie de chaque coté du filet. Les ardines se jetaient sur l'appât en tentant de traverser les mailles dans lesquelles leurs ouies s'accrochaient. D'où la nécessité d'avoir une maille correspondant à la grosseur du poisson. En pêche à la sardine, il fallait au moins 5 hommes.

Pêche au chalut:Elle se pratiquait l'hiver, le bateau devait dériver sur les hauts fonds, à proximité de la cote en trainant toutes voiles établies le chalut à bâton. Ce bâton sert à maintenir le sac ouvert. Le ventre est équipé d'un traînard en chaîne de façon à râcler le fond. Afin de pouvoir hisser l'engin à bord on se servait d'une caliorne et à l'arrière d'un bâton appuyé sur la lisse, manoeuvre très délicate.



 

 



Sur la photo on peut voir:

- La galoche pièce se trouvant sur l'avant bâbord du bâtiment, sert au passage de la chaîne de l'ancre et aussi le câble du chalut.

- Le bossoir encastré dans une jambette, il sert pour le passage du câble du chalut

 

 

Sur cette photo:

- Le guindeau, réalisé en poirier, les engrenages proviennent de vieux réveils.

- A l'emplanture du mât on peut apercevoir les deux sabots servant à recevoir les pieds des tangons pour la pêche au thon.

- Les boules de racage sont en buis et réalisées au tour.

- Les paniers à poisson sont réalisés avec du bristol tressé puis peint

 


Sur ce cliché:

- Les caps de mouton du gréement dormant.

- Les cabillots en buis, réalisés sur mini perceuse.

 

 


Sur ce cliché l'on voit:

- Le chalut à perche et un de ses patins (extrémité de perche).

- Le chien, croc en bois équipé d'un réa et relié au pont par un filin. Sert à retenir le câble du chalut.


 



Sur cette photo l'on voit:

- Le chantier surélevé avec le câble lové.

- Le capot de descente (dôme) et les tirettes pour ouvrir la descente.

- Le banc de quart.

- Une défense ou par battage réalisé au crochet par mon épouse.


 

 

Sur cette photo:

Remarquez le petit sabot cloué sous le banc de quart, il servait de"récipient" contenant du suif avec lequel on enduisait le plomb de sonde afin d'avoir connaissance de la nature du fond
(sable , gravier ) celà permettait de se situer par rapport à la cote.
Le petit sabot est fabriqué en buis.


 

 

Sur cette photo on distingue:

- Drisse de mât passant dans une caliorne (fort palan de 2 grosses pouliestriples ou une triple et une double) à hisser la corne.

- Drisses de pic à deux courants passant dans différentes poulies.

 

 

 


 


 



 




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17/11/2007 -

"LE MUTIN" COTRE DUNDEE DE1926

 





 

 

 

 



Le Mutin 1926

Réalisé au 1/40ème d'après plan et photos prises à bord

Dimensions: Longeur de la coque 21 m - largeur au maître bau 6,35 m - hauteur du grand mât 19 m - Déplacement en charge 57T.

Garde robe: Grand Foc 67 m2 - Foc 28/23 m2 - Trinquette 28/50 m2 - Grand voile 109 m2 - Flèche de grand voile 42 m2 - Tape cul 29 m2 - Flèche de tape cul 15 m2.

Historique:Commandé par la Marine Nationale ( Pour la formation maritime du personnel et en particuliers des pilotes de la flotte de Saint Sevran.) au Chantier Florimont Guignardeau des sables de d'Olonne d'après lesplans d'un thonier dundee. A partir des années 1949/50, il fut équipéd'un moteur de char (Deutz de 100 cv) après les refontes importantes de75/76 il fut gréé d'un moteur Baudouin

Pendant la guerre le Mutin fut un des derniers bâteaux à quitter Brest pour rejoindre l'Angleterre où il est réquisitionné et incorporé dans la"spécial Opérations Exécutives" des services d'intelligence et rattachéà la "15 th M.T.B." dont les opérations se situe à Falmouth et sur larivière Helford.

Armé par les marins de sa Royale Majesté Britannique, maquillé en bâtiment de pêche, il assurait des missions de renseignements, de débarquementet de récupération de personnel, de transport d'explosifs (en forme dethons). Son déguisement lui permettait de s'infiltrer dans les flotilles de pêche et de se renseigner de la sortie des "U- bott" des ports de Cherbourg Lorient et Bordeaux. Les Allemands ayant eu de sérieux doutes, restreignèrent les permis de pêche et ce trafic cessa en 1942. A partir de cette époque le Mutin descend en méditerrannée(Algérie,Sicile et mer adriatique). Il sera le premier navire allié à entrer dans un port au sud de l'Italie (Barry ou Monopoly ?) Transportant des agents sur l'avant du front pour y effectuer des sabotages. Il remonte ainsi presque jusqu'à Venise.Vers la fin 1944, le Mutin revient en Grande Bretagne.

Pour ces missions, il avait été pourvu en Angleterre d'un moteur entièrement neuf prélevé sur un yacht à Deauville... mais quand les Britanniques nous l'on restitué en 1945, à Ouistréham, il n'avait plus qu'un vieux moteur poussif et sans marche arrière ( pour les manoeuvres de port, les élèves pilote jetaient une gueuse par l'arrière pour en freiner l'erre), une barre àroue ( peut pratique pour les manoeuvres car trop démultiplié), le pont entièrement peint, et une cabane masquait le coin d'aisance situé à tribord arrière.

A noter que pendant lespériodes d'entrainement de 1940 aux abords de Helfort river, le Mutinfut mitraillé par un avion, il y eut un mort un marin Français,originaire de St Suliac, qui avait fait deux ans d'école de pilotage.

Le livre de Patrice l'Hour et Olivier Melennec (Marines éditions) relate tout ces faits.

Si vous vous promenez l'été sur la cote Bretonne, lors d'un rassemblement de vieux gréements, vous aurez peut-être l'occasion de voir et même de visité le plus vieux bâtiment de la "Royale".








On peut apercevoir:

- Le guindeau réalisé d'après mesures et photos sur le bâtiment.

- La plaque de renfort pour protéger la coque de l'ancre.

- L'écubier et l'ancre.

- Le pont est en pin d'orégon, sur le modèle en ramin.

- Les bittons du bout-dehors.

 


Sur ce cliché:

- Le guindeau est réalisé d'après photos en bois et laiton.

- Le guindeau est d'origine, est à manivelle avec 2 vitesses.




 

 


Sur cette vue:

- Le guindeau à manivelle.

- Les deux stoppeurs qui servent à retenir la chaîne au mouillage.

 


Sur cette vue:

Système de prise de ris à rouleau:

La prise de ris se fait par la rotation de la bômesur elle même. La balancine et le palan d'écoute doivent être frappéssur un collier mobile, sans quoi les câbles s'enrouleraient en mêmetemps.

 


Sur cette photo:

- La descente du poste équipage.

- La claire voie du poste équipage.

- Le pied du mât.

 


Sur ce cliché:

- Le feu de tribord.

- Les caps de mouton.

 



Sur cette photo:

- Descente au carré du commandant avec le compas de navigation posé sur le panneau coulissant.

- La table à carte, qui abrite maintenant des appareils modernes VHF, sondeur, GPS.

- Sous la table, la claire voie du carré ne donnant que très peu de lumière.

 






Sur cette vue:

- Le youyou sur son chantier à tribord. Le youyou à été réalisé sur couples et bordé.

- Le transfilage de la grand voile sur le gui.

- La claire voie de la machine protégé par des tiges en laiton.

 


Sur ce cliché:

- Tribord arrière se situe les lieux d'aisance bien quil y est à bord des WC chimique.

- Labarre franche actionnée par palans est précédé d'un coffre banc surlequel le barreur se hisse et manoeuvre la barre en tenant les garantsdes palans de barre.

 


 

Sur cette photo on aperçoit:

- La bôme de tape-cul transfilée.

- Le palan d'écoute.

- La queue de maquereau maintenue au couronnement par une ferrure articulée.








Le Mutin regréer pour la circonstance en thonier dundee, on apercoit un tangon de pêche au thon à tribord.
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16/11/2007 -

COTRE DE 14 CARONADES

 
















-Cotre de 14 caronades-

(1er empire)

Réalisé au 1/50ème d'après les plans du Musée de la Marine

Historique:Le cotre nom Français du "Cutter" anglais, est vraisemblablement ledescendant direct du "heu" médiéval ("le "hoy" d'outre manche) et estétroitement apparenté au "sloop". Tous ces petits navires, munis d'unseul mât et d'un beaupré, fixe ou amovible. Gréaient trinquette, focset grand' voile aurique, parfois surmonté d'un flèche. d'autres plusambitieux, y ajoutaient un hunier, un perroquet. Ce modèle s'offre leluxe de bonnettes de hune; Mais elles étaient là que pour la "frime" etne devaient guère servir à la mer.

Lecotre est d'inspiration anglaise et nos voisins en firent grand usagecomme: bâtiment pilote, cabotage, corsaire et surtout contrebandier,les fameux "smugglers. Si bien que la Royale Navy en employa un trèsgrand nombre pour la répression de la contrebande, la surveillance descôtes et comme mouche d'escadre.

Certains cotres entreprirent des voyages de longues durées: Le Pandour accompagna aux Indes l'escadre du bailli de Suffren. Mais en général ils ne s'éloignaient guère des côtes.

Commandés par de jeunes officiers, ces navires furent d'excellentes écoles de navigation.

Notre marine continua d'employer des cotres longtemps après la disparition des grands navires à voiles.

A l'heure actuelle la Marine forme encore son personnel sur un cotre à tape cul " Le Mutin".

La ville de St Malo à depuis quelques années reconstruit à l'identique son cotre "le Renard" du fameux corsaire Surcouf.

Cette maquette est le premier modèle que j'ai réalisé d'après des plans, àl'époque je n'avais guère de matériel et pas d'atelier. Le construction se fit donc dans le salle à manger transformé pendant plusieurs jours en arsenal. Je remercie madame pour sa compréhension, car au début on travaille sur un bord de table, puis petit à petit on étale les plans, la maquette prend forme, la poussière n'en parlons pas, il faut tout de même bien poncer! Sans compter les services que l'on demande, couture de voiles. Heureusement je partais en mer de temps en temps et toute la petite famille pouvait réintégré la carré.




Vue d'ensemble par bâbord arrière.

 

 


Vue général de l'avant du bâtiment.



Sur cette vue:

- La drisse de sous-barbe passant dans la galoche d'étrave.

- Le collier à rouleau servant de support au mât de beaupré.

 

On aperçoit:

- La moque de ridage du grand étai.

- Les bittes d'amarrage.

- Le passage des manoeuvres bâbord dans les petits trous du pavois.

 


 

Sur cette vue on découvre:

- Un des bossoirs d'ancres.

- Une des ancres à jas réalisé en laiton.

- La cheminée de la cuisine.

- Les hamacs roulés dans le bastingage, pour se protéger au combat des tirs de mitrailles.

- Les plaques en cuivre de protection de la coque contre le taret.

Le taret:Mollusque marin au corps vermiforme, le plus grand ennemi des bâteauxen bois, il est une menace pour les navires de la même façon que lestermites. Long de 15 à 20 centimètres 10mm de diamètre, il vit dans lebois immergé et le détruit en forant à travers, plusieurs tarets viventsur le même morceau de bois, mais ils ne traversent jamais les tunnelsdes uns et des autres. Christophe Colomb perdu deux de ses navirespar ces mollusques.

Voilà pouquoi on isola les bateaux del'eau avec des plaques de cuivre, des plaques de plomb ou des clousdont la tête mesurait trois fois et demie le diamètre (maximum 8cm) que l'on enfonçaient touche à touche sur toute la surface immergéede la coque.

Les plaques de cuivre sont réalisées dans une plaque de cuivre à repousser de 1/10ème d'épaisseur, coupée avec un massicot (coupeuse pour photo). Les clous sont représentés en faisant rouler sur la plaque une cisaille à roulette (magasin de couture).

 



Sur cette photo on aperçoit:

- Le ratelier avant bien garni.

- La clavette de beaupré, le verrouillant sur l'emplanture.

 



Sur cette photo on découvre:

- Le beaupré.

- L'emplanture de beaupré.

- La cheminée de cuisine.

- Le caillebotis (aération de la cuisine).

- Les 2 parcs à boulets.

 

Sur cette photo:

- l'échelle.

- Les tire-veilles ( cordes à noeuds servant de rampe).

- Un dalot (sert à l'évacuation des paquets de mer passant par dessus bord).

 

Sur cette vue:

- La mâchoire de bôme de grand'voile.

- Panneau de cale (grande écoutille).

- Les puits aux chaînes.

- La pompe de cale.

 

Sur cette vue:

- Le cabestan.

- La claire-voie.

- La descente.

- Le compas, (réalisé en laiton et bois).

 

Sur cette photo, gros plan sur:

- Les Caps de mouton des haubans fixés sur les cadènes.

- La poulie double de palan de drisse de hunier.

- L'emplanture de béquille, située au centre du porte-hauban.


On aperçoit:

- La barre à roue.

- La barre franche du gouvernail.

- Les coffres.

- Les 2 supports de torche le long du pavois.(cylindres de bois sertis d'une bande de laiton).

 


 

Sur cette vue:

- La barre à roue avec ses renvois pour démultiplier l'effort.

- La barre franche amarrée aux renvois.

- Les diminutions des lattes du pont vers l'arrière.

 


Les caronades de 12 livres avec la vis de hausse (Réalisées sur une perceuse à colonne et avec des limes comme outil).

Les caronades:canons courts et trapus, pour le combat rapproché. Elles pèses 1/3 demoins qu'un canon traditionnel. Autres avantages sur les gros calibres 3 hommes suffisent au lieu de 10.

Le calibre d'un canon se distingue par le poids de son boulet.

L'origine du mot caronade vient du nomdes forges où elles furent inventées et fabriquées, Caron une petite ville d'Ecosse en 1770. La Royal Navy les appelait parfois le"briseur", le "démolisseur" et les Français le canon du diable. La France ne s'équipa que tardivement de ses canons et celà lui coûta très cher en marins.

Chargement et tir:

Le chargement et le tir d'une pièce d'artillerie navale étaient une opération plutôt compliquée.

Pour commencer, il fallait introduire la cartouche de poudre dans l'âme du canon avec une cuillère dont la partie avant était en cuivre pour éviter les étincelles.

La charge était préparée à l'avance dans un sac appelé gargousse.

Puis le boulet était introduit avec une bourre composée de bois, d'étoupe et de filasse et l'on poussait le tout dans l'âme du canon avec une hampe ou un refouloir.

Le chef de pièce mettait la cartouche à nu, en introduisant un dégorgeoir par la lumière d'allumage et il répandait sur la charge une fine couche de poudre; Le canon était alors près pour le tir.

A l'aide d'un boutefeu autour duquel s'enroulait la mèche enflammée, le chef de pièce mettait le feu à la poudre fine, ce qui faisait exploser la charge et projetait leboulet.

Après le tir:

Nettoyage du tube du canon

- Enlever dans le tube les résidus incandescents avec le racloir.

- A l'aide d'une brosse, premier nettoyage.

- Pour la finition avec l'écouvillon (cylindre de bois recouvert d'une peau).

Ils y avait plusieurs types de boulets:

- Le boulet sphérique le plus usité contre les coques.

- Le boulet ramé (2 boulets reliés par une chaîne ou une barre) contre le gréement.

- La mitraille charges constituées par des balles de mousqueton reliées par des cordages sur un support en bois, qui se détachaient après la mise àfeu et faisaient des ravages sur les marins par leur effet de dispersion.


 


Visible:

- Le gui de grand'voile, et sa vergue de bonnette de sous gui.

- L'embarcation suspendue aux bossoirs.

- La bande de ris, servant à réduire la voile.

 


Sur cette vue:

- L'extrémité du gui de grand'voile.

- La vergue de bonnette de sous gui.

- Le support de gui fixé sur le tableau.


 

Sur la liaison entre le grand mât et mât de hune:

Du bas vers le haut:

- Les jottereaux (fortes pièces de bois de chaque coté du grand mât servant de support aux élongis.

- Les élongis (Pièces de bois sur lesquelles s'emboitent les barres de hune).

- Les barres de hune percées aux extrémités pour le passage des haubans et galhaubans.

- Le chouquet du mât ( ici pièce métallique assurant maintien du mât supérieur).

 





 

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Bonjour à tous, je réalise des modèles réduits de vieux gréements d'après plans. Voiliers de travail de plaisance et de guerre.Toutes les pièces sont réalisées par mes soins.Découvrez le charme rétro de ces vieilles voiles, leurs histoires.Bienvenue à bord de Marine Landemontaise et bon vent!

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