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29/11/2007 -

LA CHALOUPE "BELLE DE VILAINE"

 

 

 

 

 

Chaloupe de Billiers, reconstruite à l'identique d'après un plan de 1887 par le chantier Pradelle du Croisic dans le respect de la tradition, avec les normes actuelles exigées.

Dimensions: longueur hors tout (coque) 10,60 mètres

Déplacement: 12 Tonnes

Grand mât: 15,50 mètres

Surface de voile: 96,80 mètres

Ce type de chaloupe pontée, avec son pavois ajouré, son cul rond, gréé au tiers navigua entre 1820 et 1830, il succédait aux antiques "chattes de Billiers" bateaux à fond plat et voile carrée.

Armée par un patron, un matelot et un mousse pour les manoeuvres de gréement et du chalut à perche.

Elle pêchait en baie de Vilaine, la civelle (jeunes anguilles) au printemps, la sole en été, le boucaud (crevette grise) en automne et la raie en hiver.

Certains de ces bateaux pratiquaient aussi "le bornage" ( petit cabotage local)

transportant du bois, du sel ou froment en Loire et en Vilaine.


























Le blin d'étrave, collier métallique s'ouvrant et servant
à maintenir le beaupré






Sous-barbe cordage raidi par un palan et servant
 Ã  tenir vers

le bas l'extrémité du bout-dehors







Bitton petit montant servant à tenir la caisse du bout-dehors















 bastaque
Hauban à croc supplémentaire raidi par un palan
en arrière des haubans principaux







Lattes de haubans

Ferrures servant à tenir les palans
des haubans


















Le grand appelé aussi Taillevent




























Une petite photo détournée au passage
du canot à moteur


































Un grand merci à Jacques qui m'a permis de mettre
ses photos de la chaloupe sous voiles

dans ce blog


Pour la découvrir, il est au Port de Pen-Lan
 dans le sud Morbihan, à coté du
village de Billiers. A la belle saison,
il assure des promenades en mer

Le port est charmant et une belle balade
 le long de la côte vous attend
.





Photographies lors du rassemblement
 des vieux gréements au bois de la chaise



Sur la plage des dames à Noirmoutier


























J'espère que vous avez fait une bonne visite
A bientôt

Tags : mer photographies vieux greements naval maquette musee voilier vieux greement cotre modelisme naval chantier

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29/11/2007 -

MUSEE NATIONALE DE LA MARINE DE ROCHEFORT

 

Je vous propose une petite visite dans le Musée National de Rochefort

 

Ce Musée est situé dans l'hôtel de Cheusses, le plus

ancien édifice civil de la ville.

Cette hôtel porte le nom du dernier seigneur

de Rochefort.

La fondation de l'arsenal en 1666, chasse

Henri de Cheusses. Au bâtiment d'origine, sera

rajouté une aile sud pour former le U classique

des hôtels de l'époque.

 

 

 

 

 




*

*


 


comte d'artois





 

 

 

 

 


 

Le Dauphin Royal ne représente pas un bâtiment ayant existé,

mais, une maquette à vocation pédagogique construite pour

Monseigneur Le Dauphin, Louis de france 1729-1765

Elle représente un 3 ponts armé de 110 canons.

Dimensions 290x80x95 à l'échelle 1/24ème

Commencé en mars 1751, elle sera achevé au début de l'année 1752

Le plan a été dressé par Mr Coignard

qui deviendra l'un des plus célèbres ingénieurs-constructeurs

de son temps

 









Peu après le milieu du XVIIème siècle, on procéda au cuivrage des coques

sur les oeuvres vives et vers 1780 cette méthode se généralisa.

Elles avaient le même fonction que les plaques de plomb

au siècle précédent

(se protéger de l'agression des tarets)

mais avec le poids en moins donc une vitesse accrue.
















































 














J'espère que vous avez effectué une bonne visite.

Ce musée est très intéressant, vous y trouverez de nombreux tableaux

des maquettes bien sûr, mais, aussi l'histoire de l'arsenal de la ville de

Rochefort, ce musée fait partie intégrante de la ville

comme la Corderie Royale et la frégate en construction Hermione.

Tags : maquette naval photographies musees navals cotre mer vieux greement voilier musee modelisme naval chantier

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30/11/2007 -

LE SAINT MICHEL II

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

  Voici quelques photos de l'avancement des travaux,

bien sûr, il y aura un suivi du chantier


La mise à l'eau devrait avoir lieu au printemps 2009.

J'espère que j'y participerai ?



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
Virure de galbord, c'est la virure qui s'encastre dans la rablure de quille
Elle n'est pas brochetée et  épouse parfaitement la forme du brion






La virure de galbord une virure difficile à mettre en place,

car elle est vrillée, à l'avant et à l'arrière elle est collée
sur la charpente axiale et en son milieu elle s'applique
 sur les varangues.








vue vers l'étambot
Virure de vibord, la virure qui fait suite au galbord,
elle n'est pas brochetée







Mise en place d'un bordé
Après un étuvage de quatre heures,
le bois étant bien imbibé et plus souple,
le bordé est mis en place
de nombreux serres joints et des bras pour
l'appliquer contre les couples





 








































Quelques nouvelles photos, peu d'avancement
 par rapport à ma dernière visite
.
















































La demi-coque que j'ai réalisé, d'après le plan
fourni par la cale 2 l'île








Le Saint Michel commence vraiment à avoir de l'allure, plus que quelques
virures avant de mettre la "clore" , la dernière virure qui
achève la fermeture de la coque.










Les barrots de pont sont déjà prêt à être positionnés











La mise en place d'un barrot, on peu remarquer le bouge très prononcé,
"Bouge" courbure de la face supérieure d'un barrot





Tout le monde est à l'ouvrage








Une petite vue en altitude, permet de voir le bateau dans son ensemble








Le ciseau à bois, outil indispensable à tout menuisier



Il ne fait que quelques degrés dans le hangar,
et pour se réchauffer
il faut travailler
.


Les virures continuent à se monter





























Le chantier avance bien et j'ai fait quelques photos des membrures
avant de ne plus pouvoir y accéder







Une belle vue des membrures








Particularité du cotre pilote son tableau arrière ajouré
pour permettre l'évacuation rapide des paquets de mer
embarqués lors des sorties par gros temps
.


































Avant de boucher avec des tapons, il faut





Un lest de plusieurs tonnes est nécessaire
pour le bon équilibre du bâtiment












Une vue générale pour terminer ce scoop











Un peu d'avancement dans les travaux,
la coque sera bientôt fermée.
Les barrots - barrotins et élongis sont à poste.


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Les assemblages se font avec des queues d'aronde ou à mi-bois


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L'alignement est superbe


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Le Tableau qui sera ajouré


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Dessin réalisé en trois dimensions pour le cale 2 l'île.


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Petit rayon de soleil


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On ajuste,


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On scie,


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On mesure,


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On reporte sur le gabarit, puis sur le bordé



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Vue plongeante de 3/4 arrière tribord


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Vue d'ensemble de l'avancement des travaux
De nombreuses pièces déjà usinées,
prendront bientôt leur place.




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Les travaux du St Michel ont bien avancé


Ponçage de la coque

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Le Calfatage est en cours

Le calfatage consiste à étancher la coque.
Il se fait de la façon suivante:


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l'ouverture des joints permet par la suite de colmater
avec une cordelette en coton
.


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La position n'est pas toujours très confortable



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On insère une cordelette ou torsade de coton dans les coutures
( interstices entre deux bordés)
a l'aide d'un fer travaillant (burin non affûté) et d'un maillet

pour forcer les coutures à s'écarter légèrement.


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Cordelette insérée entre les coutures


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 On enduit de mastic les coutures


1952


Puis on enduit les coutures de plusieurs couches de peinture



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A l'intérieur c'est la rumba du pinceau








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Quelques vues de l'avancement des travaux


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L'élégance du tableau arrière


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Vue prise de l'étrave


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La courbe des barrots de pont


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Courbe des barrots


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Etambot


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Une petite pause après ce dur labeur



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Les travaux de calfatage sont toujours en cours



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Le masticage aussi



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Le faux pont est en place, un contreplaqué
sur lequel les virures de pont seront posées




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Entourage du panneau arrière


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La descente avant


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De belles virures


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Une belle voûte



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Une vue d'ensemble pour terminer



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Voici quelques nouvelles photos.
Le chantier a bien avancé et le lest de 2,500 tonnes a été mis en place,
Le faux pont est à poste ainsi que les jambettes de pavois.
Mais rien ne vaut mieux que des images plutôt qu'un long discours.



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Bien visible les jambettes de pavois


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Le lest en fonte


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Préparation des deux autres morceaux de bois qui formeront la quille



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Son nom est gravé sur le tableau arrière




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Vue d'ensemble du chantier



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L'intérieur vers l'avant, beaux barreaux de pont vernis


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Vers l'arrière



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Vue du chantier


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De nouvelles photographies de l'avancement des travaux


Avant





Vue du pont, du pavois et des jambettes






Vue des jambettes de pavois et
de la lisse de plat bord






Vue du pavois ajouré et des jambettes bâbord








Vue d'ensemble du pont et du pavois
un peu déformé par le grand angle






Le tableau et le couronnement







Vue sur le couronnement





Le puit du gouvernail bientôt en place




Le tableau est pratiquement terminé,
reste le port d'attache à graver






Insolite

La quille est en place





Les derniers mètres de calfat






Suite de cette superbe construction




La sortie du bout dehors par le pavois nécessite le renforcement
entre l'étrave et la première jambette
de deux couches supplémentaires, croisées







Le tableau arrière est laissé ajouré,
ces bateaux sortant des fois par gros temps,
cela permettait l'évacuation rapide

des paquets de mer.




Le nom et la ville du port d'attache est gravé sur le tableau






Bittons servant à tenir la caisse su bout dehors





Le roof





Assemblage remarquable des panneaux du roof





Vue d'ensemble du pont
Le roof - La descente avant - Les bittons










L'emplacement du mât




On ponce




On gratte





On caresse cette jolie carène










Le puit pour la mèche du gouvernail




Le gouvernail





Le ber





Vue d'ensemble de l'atelier









Passage difficile










Mardi 23 juin, un grand moment pour le St Michel II
sa première sortie du hangar.


Tout d'abord petite visite d'avancement des travaux,
il y a trois semaines que je ne suis pas allez sur le chantier.


Le pont est terminé de belles bordés bien alignées

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Mise en peinture du nom et du port d'attache









Une belle vue de dessus pour vous faire découvrir le pont






Les échafaudages sont retirés





Il nous fait découvrir toute la beauté de ces lignes









Ces premiers pas, comme sur des roulettes!






Superbe allonge de voûte






Sa première sortie à l'air libre




Ne croyez pas qu'il le tire seul,
le subterfuge est découvert
.








Je me permet une petite photographie devant ce superbe bateau





Sans oublier toute l'équipe ou du moins une partie
qui a permis cette très belle réalisation






Une autre pour les retardataires





Le St Michel II va être posé sur une plateforme pour permettre son
déplacement le jour J.

Manoeuvre délicate!
















































Retour dans le hangar et à samedi prochain





Vendredi 26 juin 2009

Le Saint Michel est posé sur la cale de lancement




Il paraît bien petit dans cette cale qui était prévue
 pour le lancement de grands bâtiments, mais,
il a fier allure
ce cotre aux lignes racées.



On vérifie le travail de chacun pour lancement




On effectue les différents contrôles,
ici les patins.







Petite retouche de peinture















Une petite vue du pont



On discute,



Le ber de lancement











Les glissières de lancement sont suifées la veille et quelques heures
avant le lancement passées au savon noir.




Samedi 27 Juin 2009, le grand jour est arrivé pour tout ceux
qui ont participé à cette superbe réalisation.
Le Saint Michel II va pour la première fois
Communier avec l'élément pour lequel il a été créé, l'eau!




La foule est nombreuse autour du bassin, les géants ont même
fait le déplacement.





On discute sur le pont






La Bagad d'Orvault se dirige vers la cale au son des bignous et cornemuses







Le cotre langoustier Babar et son commandant
Jean Pierre Raffin-Caboisse
viennent saluer la naissance
de ce superbe côtre pilote.















Préparation au baptême.








Premier lancement, un beau loupé





Le deuxième essais sera le bon,
Saint Michel II, n'a plus qu'à glisser vers son élément naturel





La foule à compter à rebours
 et le Saint Michel II descend doucement vers la Loire
.






































Le Saint Michel II et son premier mouillage en Loire.









Il Faudra compter environ une année avant de le voir naviguer toutes voiles dehors.

La suite se fera dans une deuxième édition
Aménagement et Gréement du St Michel II.





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21/11/2007 -

Lougre corsaire "LE COUREUR"

 
















Historique:

Combat du lougre "LE COUREUR" contre le Cutter

anglais "ALERT"

 

Récit de M. de Rosily, le 3 août 1778

M. de la Clocheterie, commandant "la Belle-Poule", parti de Brest le 15 juin, ayant sous ses ordres la Frégate "La Licorne", la corvette "L'Hirondelle" et le lougre "Le Coureur" que je commandais. Nous nous trouvâmes le 17 juin, sur les 10 heures de matin, à vue de la flotte de l'Amiral Keppel. M. de la Clocheterie nous fit signal de virer de bord et l'Amiral signala à toute sa flotte de nous chasser.

"L'Hirondelle" et "La Licorne" n'étant pas en état de nous suivre. M. de la Clocheterie leur fit signal de prendre chasse suivant l'aire de vent la plus favorable à leur marche, et continua sa route au plus près.

Je n'avais pas le quart de quantité de voile que j'aurais pu mettre, ne voulant pas aller plus vite que "LaBelle-Poule", m'en tenant toujours très près un peu de l'avant au vent. Le cutter anglais joignit M. de la Clocheterie et après lui avoir parlé, retourna à la frégate et ils firent route tous deux pour continuer leur chasse. Ayant reconnu qu'il m'était très supérieur, je m'approchait à porté de voie de "La Belle-Poule" et demandais à M. de la Clocheterie quel avait été sa conversation avec le cutter, afin de pouvoir m'y conformer. Il me répondit qu'il ne parlait qu'anglais et qu'il avait été obligé de s'en retourner faute de pouvoir se faire entendre, qu'il n'avait qu'une frégate avec lui et qu'il était en état de leur répondre en cas qu'ils voulussent l'attaquer ne pouvant être joint que par eux.

Je vis alors qu'il fallait me préparer à tout évènement, que je ne devais pas prendre chasse puisque je n'en avais pas l'ordre et d'ailleurs l'eusse-je eu; du moment que "La Belle-Poule" eût été attaqué par les deux, je ne l'aurais sûrement pas souffert ou j'aurais été blâmé à juste titre; parce que ce cotre aurait attaqué "la Belle-Poule" par derrière en hanche du même coté que la frégate anglaise pendant que cette dernière l'aurai combattue par le travers empêché de tirer sur le cotre qui l'aurait dégrayée et lui aurait tué beaucoup de monde, ce qui aurait rendu le combat trop désavantageux pour "la Belle-Poule".

Pour être plus à même de manoeuvrer, je grayai mon grand hunier, puis je le mis à faire culer pour ne pas m'éloigner de la frégate, augmentant de voile pour contre-balancer l'effet contraire de cette voile.

"L'Aréthuse" joignit "la Belle-Poule", et le cotre se présenta le long de mon bord sous le vent.

Ce bâtiment de soixante douze pieds de long, vingt six pieds de large, douze canons de six livres de balle, douze perriers et armé de quatre-vingt hommes. Sa force l'a fait admettre au rang de ce qu'ils appellent (sloops of war) corvette, il n'y a pas de vaisseau de soixante-quatorze aussi fortement bastingué. Au moment du combat, on ne pouvait voir un seul homme.

Dans mon lougre, l'épaisseur du bâtiment n'est pas d'un pouce et demi; je n'avais point de bastingage; nous étions découverts jusqu'à la boucle du soulier. J'avais huit canons de deux livres de balle, deux de trois,six perriers, cinquante hommes tout compris.

Le capitaine me dit en anglais d'aller trouver l'Amiral Kepper, je fis d'abord semblant de ne pas l'entendre; il me fit répéter en mauvais français par plusieurs de ses gens, je lui dis que non et prenant le porte-voix, je lui dit en anglais qu'il n'avait point à se donner tant de peine parce que j'étais décidé à ne point y aller et à ne faire que ce que ma frégate ferait. Pendant la conversation, à mesure que l'un des deux bâtiments culait ou allait de l'avant; de l'autre nous nous suivions avec les canons.

"L'Aréthuse" se trouvant très en arrière de "la Belle-Poule" par dessous le vent, je vis notre frégate changer de route. M. de la Clocheterie voulant apparemment changer la mauvaise position où il se trouvait, je m'adressais au capitaine du cotre qui lui dit d'arriver parce que ma frégate le faisait et que, comme il me gênait, s'il ne se prêtait pas à ma manoeuvre, je l'aborderais, mettant en même temps mon gourvarnail à faire arriver, il regarda vers les frégates et fit aussi arriver.

 

 

Combat entre la Belle-Poule et la frégate anglaise l'Aréthuse

 

 


Les frégates "se tirant" du canon, la mitraille même de "l'Aréthuse" tomba très près de nous. Je tirai aussitôt ma volée sur le cotre qui me riposta sur le champ. Nous continuames encore quelque temps le combat à petite portée de pistolet, ayant toujours chacun notre hunier sur le mât.(Je ne voulus pas faire de voile parce qu'étant sûr d'être pris, si j'avais suivi les frégates qui combattaient en faisant route, le cotre se serait encore trouvé à même d'aider "l'Aréthuse" aussitôt qu'il m'aurait enlevé). Car c'est le hazard qui m'a fait combattre aussi longtemps que je l'ai fait, mon équipage à découvert, comme il était sûr d'être détruit en un quart d'heure, mon bonheur vint de l'avoir abordé voici comment: voyant qu'à la distance où j'étais mes boulets de deux ne faisant aucun effet sur son bastingage et qu'avec ses canons il coupait toutes mes voiles et mon gréement car il n'avait tué ni blessé personne, l'idée me vint de l'aborder; je le proposai à mon équipage qui parut le désirer, mais je ne pus l'élongar comme je l'aurai voulu, parce que, après avoi fait une arrivée pour l'approcher, je voulus faire servir mon grand hunier pour faire revenir le bâtiment au vent pour me présenter de long en long avec lui: seule position où nous aurions pu passer à bord; je ne pus point l'exécuter , mes boulines et bras ayant été coupés et le bâtiment n'allait pas assez vite de l'avant pour que le gouvernail seul fit l'effet prompt qui se trouvait nécessaire; le vent était devenu presque calme. Je ne pusl'aborder que par le bossoir, mon beaupré croisant le sien, mon bâtiment un peu effacé.

Dans cette position, il ne pouvait tirer aucun de ses canons, il était très difficile de passer à son bord et on peu dire même impossible. Je voulus pourtant l'élonger. Ses canons de l'avant et ses perriers particulièrement qui dominaient en dessus de son bastingage qui était élevé de cinq pieds (balayaient) le gaillard d'avant. Je profitais que ses canons étaient à barbettes n'ayant pas de bastingage, ce qui me permettait de les pointer presque dans le sens de la longueur du bâtiment; je fis une décharge générale de mes canons et de mes fusils et criai à l'abordage!

Mon maître-pilote affronta avec hardiesse le fau roulant qui se faisait devant, mais fut suivi de peu de monde.Pour que mes gens ne se déconcertassent pas si je leur avais donné le temps de la réflexion, je fis faire un cri de Vive le Roy et reprendre avec vivacité les canons.

Je combattis une heure et demi à bord dans cette position, le combat avait commencé à 7 heures et j'amenai à 9; je coupais la vergue de bome en deux endroits, j'abîmai toutes ses manoeuvres et voiles et lui donnai quelques coups à l'eau, mais jamais je ne ou entamer son bastingage.

Tous mes coups de fusil furent inutiles. Ne pouvant distinguer un seul homme à son bord, le capitaine m'a dit n'avoir eu que deux hommes tués et deux blessés; je fus obligé de me rendre faute de ressource ayant calme plat et d'ailleurs, mes voiles étaient toutes abimées, surtout mon foc qui était tout criblé, n'ayant ni amure, ni écoiute; mon bâtiment avait été percé à l'eau en dix ou douze endroits; mon gréement était tout haché et "le Monarque" et"le Vaillant" s'étaient, pendant tout ce temps, rapprochés de nous avec leurs canots.

On me fit passer avec une partie de l'équipage à bord du premier; je restai jusqu'à ce que j'eus joins l'Amiral Keppel et alors on m'envoya, avec une partie de mon équipage, à bord du "Sandwick"; arrivé à Portsmouth, je fus envoyé à bord de "la Princesse Amélie" où je rejoignis MM de la Pallas et de "la Licorne", je les trouvais avec leurs équipages et d'où on nous a débarqué, le 4 juillet pour nous envoyer à Tresfort-Ampschire. On voulut nous faire signer un procès verbal où on nous dénommait prisonniers. Nous l'avons refusé et avons fait écrire dans ce même procès-verbal que nous ne reconnaissions point point prisonniers ayany été arrêtés en temps de paix, mais que dans le leiu où l'on nous mettrait, nous nous conformerions aux lois du pays, nous y comportant avec la tranquillité que l'on doit s'attendre de la part des Officiers de Roi.

Je n'eus heureusement que trois hommes de tués et sept de blessés mais mortellement, ce sont presque tous des officiers mariniers. J'attribue le peu de monde que j'ai eu de tué et de blessé à avoir abordé le bâtiment; il n'a pu se servir de tous ses canons et d'ailleurs, il n'avait pour ainsi dire que ses perriers et sa mousqueterie qui pouvait me tuer du monde et avec lesquels ils ont tirés trop haut faisant que regarder au-dessus de leur bastingage pour viser; quand au bâtiment ils l'ont extrêmement mal traité. Ses canons tiraient dans la soute à voile, la cuisine et la cale. Les boulets passaient de pert en pert, mon mât de misaine y a été même touché par la mitraille.

Si j'avais été à une certaine distance de lui, il aurait rasé tout mon pont et m'aurait nécéssairement détruit tout mon monde. Ses canons étaient chargés d'un boulet de six, d'un paquet de mitraille et d'une boîte de fer blanc remplie de balles. Ce sont des canons courts renforcés qu'ils appellent (double fortified) excellents dans ces petits bâtiments et qui peuvent se charger jusqu'à la gueule sans risquer de les faire crever.

Je n'aurai jamais pu être joint si j'eusse voulu fuire, ayant un avantage considérable sur tous les bâtiments quelconques. J'avais adopté, depuis peu, un nouveau gréement qui avait été trouvé si avantageux, tant pour la célérité de la manoeuvre que pour la marche. Dans ma dernière croisière sous les ordres de la Danaé, que M. le comte Dorvillier s'était décidé à me prendre pour sa découverte.

Elle apercevait les bâtiments de la tête de ses mâts, nous faisiat signal de chasse et je les joignais à une vitessse incroyable; je me suis vu chasser six bâtiments quelle avait aperçue à midi au ven, ne pouvant les voir de mon bâtiment, les avais joints à 6 heures du soir malgré qu'ils forcassent de voiles au plus près et laisser "la Danaé" à quatre lieues sous le vent à moi. Je n'ai jamais vu dans cette croisière aucun bâtiment de quelque espèce que ce fût que je ne l'aie gagné, j'avais encore l'avantage quand j'ai sorti sous les ordres de "la Belle-Poule" d'être espalmé de frais.

Je cite ceci pour faire voir que j'étais le maître de n'être point pris et que si je l'ai été, ce n'est que par subordination et dévouement réel au service.

 

 

J'ai commencé la construction de ce lougre il y a déjà quelques années déjà, et je l'avais un peu oublié. Je vous fait découvrir les quelques pièces que j'ai réalisé .

Je pense reprendre sa construction, car c'est le premier que je construis avec une voilure au tiers.

 


A bientôt pour la suite de cette construction
 
 


 
 
Soleil en hauban dans le couchant, marin prépare ton caban .

 





 

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21/11/2007 -

DORIS Terre-Neuvas

 














Sur les navires morutiers, dans les années 1710, le pêche à la morue se faisait depuis le bord du bâtiment à l'aide de lignes à mains. Les hommes se trouvaient dans des tonneaux à l'extérieur du bastingage.
C'est en 1789, que le Capitaine Dieppois nommé Sabot eut l'idée de remplacer les lignes à mains par des "Harouelles" appellées aussi lignes de fond ou dormantes. Ces très longues lignes (133mètres) étaient garnies de nombreux hameçons et tendues au fond de l'eau par des plombs. Pour mettre ces lignes à l'eau, on utilisait de très lourdes chaloupes de 8 mètres, incommodes à manipuler et demandant 8 hommes pour les armer et quand un de ces lourds canots ne rentrait pas, c'est 8 hommes qui étaient portés disparus. Ces chaloupes étaient contruites dans les chantiers de la Rance et envoyées démontées à Terre Neuve.
En 1876, des capitaines Fécampois ramènent de Terre Neuve quelques exemplaires de Doris qu'utilisent les goélettes Américaines. Lors de la campagne de pêche de 1877, quatre armateurs décident de l'essayer. Ses qualités (maniabilité, légèreté (hissage à bord facilité), excellente tenue en mer, possibilité de s'empiler ce qui permet dans embarquer jusqu'à 18 à bord, armement réduit, 1 patron et son "avant".
Quatre années plus tard, toute les flotilles morutières l'avaient adoptées.

Retour d'un Doris après avoir relevé ses lignes
Cliché réalisé entre 1932 et 1938 lors des campagnes de pêche du Capitaine
ARISTIDE OLLIVIER



On peut remarquer que le Doris est en surcharge, il pouvait pêcher de 700 à 800 morues à chaque fois qu'ils relevaient leurs lignes, le doris ayant le plus de poissons était appelé le "Doris Amiral"
Nombre d'entre eux coulèrent chargé de cette façon


Le modèle que je réalise est au 1/15ème d'après le plan du Musée de la Marine relevée en 1965 pa Jean Le Bot d'après les gabarits du chantier LEMARCHAND.


Construction

Construction sur gabarits d'assemblage en carton,
les couples et l'écusson en contreplaqué bouleau de 1mm,
l'étrave réalisé en poirier











Le bordage 4 virures en contreplaqué bouleau de 1mm











































Et voici notre petit doris terminé, à bientôt pour de nouvelles réalisations
 
 
 

Marsouins sortant, annoncent le vent.

 



 


 

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Bonjour à tous, je réalise des modèles réduits de vieux gréements d'après plans. Voiliers de travail de plaisance et de guerre.Toutes les pièces sont réalisées par mes soins.Découvrez le charme rétro de ces vieilles voiles, leurs histoires.Bienvenue à bord de Marine Landemontaise et bon vent!

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